Mes parents sont arrivés à la fin des années 70 dans le nord de cette agglomération rouennaise qui se situe sur les hauts de Rouen dont la vue sur la cité depuis le panorama est magnifique. A 200 m de ce panorama, sur la gauche se trouve l'école du village, c'est l'endroit où de l'extérieur, on trouve cela immense et oui, ça l'est!! Le portail est vert avec un petit rebord en briques rouges. En entrant, la première chose que l'on voit, c'est la cour des grands bâtiments des CM et là l'essentiel, le terrain de basket. J'étais loin de penser que le premier jour où je me suis amusé avec mes frères, un soir après l'école que ceci allait changer ma vie. Et oui voilà comment tout cela a commencé, mes parents, instituteurs, habitant l'école, cela nous permettait, le soir après l'école, de faire des paniers, la fièvre du basket commença alors et je me suis mis à penser qu'à ça. Le midi, j'attendais avec impatience pour aller me rendre dans la cour des grands pour jouer avec eux. Il est vrai que je pouvais jouer avec eux car mes frères en faisaient partie. Au début, c'était dur, je ne pensais qu'à ne pas perdre le ballon afin de gagner leur assurance et pouvoir continuer de jouer avec eux. Puis petit à petit, le jeu devint plus simple, je pris davantage d'assurance et donc un soir, un monsieur vint sonner chez mes parents en leur proposant que je puisse jouer dans un club. Il avait remarqué en moi un certain talent et c'est ainsi que j'entrai dans mon premier club qui restera toujours mon club de coeur car c'est celui de la ville où je suis né: CANTELEU (76) Les entraînements avaient lieu à la salle Georges Hebert du collège 600 situé à 1 km de la maison et donc j'y allais à pied. Toutes les semaines, j'attendais ce jour pour aller m'entraîner et jouer le samedi. Le goût de la victoire vint très vite, il est certain que je n'étais pas grand mais je faisais preuve d'une bonne adresse et j'étais rapide dans les déplacements. Mon jeu plaisait beaucoup à mes partenaires et je montais très vite en puissance et pour cela, mes frères, sans le savoir, m'aidaient bien. Car à temps perdu, je restais au club afin de m'entraîner avec eux, c'était cool, je devenais leur mascotte. Et eux aussi avaient un groupe de potes avec qui on s'entendait bien. Les deux groupes réunis, on avait l'impression de s'être accaparé les lieux..... 4